Coup de cœur J'allais voir Arman, j'ai découvert Nancy Spero.
Je ne la connaissais pas, ce fût une belle découverte. Un très beau travail.
Avec une soixantaine d'oeuvres sur papier, l'exposition donne à voir le travail d'une artiste engagée, dont on retient la puissance autant que la beauté.
Dans sa chronique à Télérama, Olivier Cena titre "L'art comme un sport de combat" pour continuer : "Nancy Spero, elle, utilisait beaucoup de techniques légères tempérant la violence de certains de ses propos."
En savoir plus... = information technique historique glané, au fil de mes lecture, dans les dossiers de presse, la plaquette de l'expo ou les magazines d'art.
Nancy Spero a été l'une des plus grandes figures féminines de l'art américain. Artiste indépendante et engagée, elle pris part aux plus importants combats politiques, sociaux et culturels de son temps. Elle était la femme de l'artiste américain Leon Golub (1922-2004). Née en 1926 à Cleveland, elle grandit à Chicago et sort diplômée en 1949 de l'Art Institute de la ville. Au début des années 1960, la jeune femme s'est installée à Paris pour suivre les cours d'André Lhote à l'Ecole des Beaux-Arts.
A son retour aux États-Unis en 1964, elle va militer contre la guerre du Vietnam. C'est à travers son oeuvre qu'elle va dénoncer l'engagement militaire américain, notamment avec sa «Série de la guerre» (War Series) réalisée entre 1966 et 1970. A la même période, elle va également embrasser la cause féministe, en rejoignant le groupe WAR (Women artists in Revolution). En 1972, elle est l'une des fondatrices de la galerie coopérative AIR (Artists in Residence), consacrée à la défense des femmes artistes.
A partir du milieu des années 70, l'oeuvre de Nancy va porter autour de la représentation féminine, tour à tour glorifiée ou torturée, comme dans «Torture in Chile» (1974), ou encore «Torture of Women» (1976).
Elle connaît la reconnaissance à partir des années 80-90, aux Etats-Unis. En 1988, elle expose ses œuvres au MOCA de Los Angeles, et en 1992 au MoMA de New York. En 2006, elle devient membre de l'Académie américaine des Arts et des Lettres. En 2007, elle est sélectionnée par Robert Storr pour le Pavillon international de la Biennale de Venise. La même année, c'est le Frac Haute-Normandie, qui lui consacre une exposition autour d'Antonin Artaud. La dernière grande exposition qui lui est consacrée de son vivant, «Dissidances», s'est tenue en Espagne en 2008.
J'ai vraiment aimé ce travail de l'impression sur papier, de l'empreinte, de la sérigraphie, de la linographie, de la gouache, du papier malmené, du collage bout-à-bout.